Le premier Privacy Café francophone

Organisé pour la toute première fois du côté francophone, le déjà réputé « DPI’s Privacy Café » qui ne compte plus ses adaptes du côté néerlandophone, s’est tenu à l’Espace BAB’L à Louvain-La-Neuve en compagnie de plus d’une quarantaine de participants.Parmi ceux-ci, outre le plaisir de revoir de nombreux alumni du Data Protection Institute, nous avons également eu l’occasion de « babeler » avec nombre de professionnels œuvrant autour du RGPD. De plus, deux orateurs de prestige nous ont fait le plaisir de rehausser de leur présence ce premier Privacy Café.

Joëlle Jouret, l’organisation de l’EDPB

La première oratrice, Joëlle Jouret, conseiller juridique pour le Comité Européen de la Protection des Données, a abordé avec dynamisme et dérision le rôle, souvent un peu ténébreux pour les néophytes, de l’EDPB, le Comité Européen de la Protection des Données. Après en avoir également expliqué sa composition et sa structure, Mme Jouret est revenue plus en détails sur les mécanismes de fonctionnement de l’EDPB. Notamment, il nous a été expliqué en détail le fonctionnement du « One-Stop-Shop » pour trancher rapidement toute potentielle objection relative aux nouvelles lignes directrices [23 depuis le 25 mai 2018] et aux activités « d’opinions de cohérence » dans l’application du GDPR. Enfin, avant de répondre aux nombreuses questions, Mme Jouret a brièvement esquissé les objectifs de nouvelles guidelines à émettre d’ici à fin 2020.

Me Cédric Burton, les transferts de données

Après une brève pause désaltérante, le second orateur, Me Cédric Burton, avocat du cabinet Wilson Sonsini Goodrich & Rosati où il dirige l’équipe de protection des données de l’UE, a pour sa part abordé le sujet des flux transfrontaliers de données à caractère personnel. De façon très conviviale, il a ainsi précisé ce qu’était un transfert de données et son absence de définition claire dans le RGPD avant de passer en revue les divers mécanismes de transferts prévus par le règlement en partant du plus robuste en termes légal (les fameux BCR) jusqu’au « Privacy Shield ». Il a également profité de l’occasion pour nous éclaircir sur la différence entre le « Safe Harbor » et son successeur le « Privacy Shield ».

Me Burton termina son intervention en nous narrant avec brio les divers épisodes de l’épopée de Maximilian Schrems, juriste Autrichien, véritable « Robin des Bois » de la protection des données à caractère personnel.

Les présentations de nos deux intervenants sont disponibles sur notre site via ce lien.

Il fut alors temps de conclure et de continuer à échanger autour d’un verre, grâce à la générosité de Wolters Kluwer et d’Anthemis, dans cet espace fort convivial.

Cette première du Privacy Café fut sans conteste un succès qui en appelle d’autres : bloquez d’ores et déjà vos agendas pour notre prochain Privacy Café qui se tiendra le mardi 3 mars prochain. Au plaisir de vous y revoir.